Panels

Productions hors-quota : état de la situation et débat

10:00
Le Cercle, 4e étage, Pavillon Alphonse-Desjardins

Au Canada, la gestion de l’offre sur les produits laitiers, le poulet, le dindon et les oeufs existe depuis 1972. Ce système permet de protéger les agriculteurs des risques de fortes variations de prix en fixant un prix décent tout en assurant une production constante sans avoir recours à des subventions gouvernementales. Pour ce faire, le système de production est réglementé par des quotas et limite les importations afin que la demande soit comblée par la production canadienne.
 
Depuis quelques années toutefois un nombre de plus en plus important de détracteurs se fait entendre, tant à l’international qu’à l’intérieur du pays. Pour certains, cette ingérence de l’État est incompatible avec les principes du libre échange. Pour d’autres, les quotas nuisent à la relève agricole qui ne peut trouver de place dans le système actuel sans s’endetter lourdement. Cette table ronde propose donc de dresser l’état de la situation en comparant bénéfices et inconvénients de ce système et d’orienter la discussion sur les alternatives possibles.

Agriculture urbaine, développement durable et gouvernance

13:00
Le Cercle, 4e étage, Pavillon Alphonse-Desjardins

Selon l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture, l’agriculture urbaine permet de créer des emplois, d’approvisionner les villes en produits frais, de recycler les déchets urbains et de renforcer la résilience des villes face au changements climatiques (FAO : 2014). Vecteur de développement économique, social et environnemental, l’agriculture urbaine est néanmoins fortement dépendante de certaines conditions comme l’accès au foncier ou les réglementations municipales.
 
Bien que de plus en plus d’efforts soient faits, l’agriculture urbaine n’est pas encore suffisamment intégrée dans les stratégies de planification des villes du Québec, tant et si bien qu’au lieu de devenir réalité florissante, elle ne reste que potentiel inexploité. Parce qu’elle n’est pas suffisamment régulée, l’agriculture urbaine peut aussi être source de nuisance et de risques sanitaires. Il convient dès lors d’avoir une réflexion pertinente sur les enjeux et sur les formes que peut prendre l’agriculture urbaine en termes de gouvernance mais également au rôle qu’elle peut jouer en tant que pratique s’inscrivant en droite ligne avec les trois piliers du développement durable que sont l’économie, la société et l’environnement.

Souveraineté alimentaire : un idéal perdu ?

10:00
Le Cercle, 4e étage, Pavillon Alphonse-Desjardins

L’organisation internationale Via Campesina définit la souveraineté alimentaire comme :  » le droit des peuples à une alimentation saine et culturellement appropriée produite avec des méthodes durables, et le droit des peuples de définir leurs propres systèmes agricoles et alimentaires « . En 2007, 42 organismes de la société civile du Québec et du Canada ont convenu d’une déclaration  » Pour un nouveau contrat social fondé sur la souveraineté alimentaire « . Quelques mois plus tard, la commission Pronovost, du nom de son président, proposait de soutenir les idées fortes de cette déclaration.
 
Face à la libéralisation et à la marchandisation de l’agriculture mondiale, la souveraineté alimentaire constituerait une stratégie durable favorisant une production alimentaire locale, équitable et écologique. Plus de dix ans après la commission Pronovost, cet idéal est-il encore d’actualité ? L’agriculture Québécoise se rapproche-t-elle de la souveraineté alimentaire, ou s’en éloigne-t-elle ? À l’occasion de ce tour de table, nous nous pencherons sur les transformations de l’agriculture québécoise et sur les actions possibles à poser pour une souveraineté alimentaire Québécoise.

La valorisation des terres agricoles : pour une vision régionale forte

13:00
Le Cercle, 4e étage, Pavillon Alphonse-Desjardins

D’une superficie de plus de 63 000 Km2, la zone agricole s’étend principalement le long du fleuve St-Laurent, là ou les milieux naturels offrent les meilleures caractéristiques pour la pratique des activités agricoles mais également là où le potentiel de développement urbain est le plus important. Au sein même de l’agglomération de la ville de Québec, la zone agricole s’étend sur plus de 12 000 hectares.
 
Alors que les tendances en aménagement du territoire, au Québec comme dans le reste du monde, encouragent la valorisation des terres agricoles et que les villes sont de plus en plus responsables de l’aménagement de pratiques agricoles régionales, la zone agricole de la région de Québec demeure convoitée par la spéculation et l’agrandissement urbain. Dans quelle vision d’ensemble s’inscrit donc la valorisation des terres agricoles de la région ? Ce panel a pour objectif de dégager différentes initiatives permettant d’élaborer et de réfléchir à une vision cohérente et harmonieuse de la valorisation des terres agricoles de la région.